| Revue
de Médecine Orthopédique. 1992;30:20-22
Manipulations
lombaires en décubitus latéral
Tableau
comparatif
Alain
Gourjon, Patrick Juvin
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Mise
en ligne : septembre 2002
Dernière modification :
22.02.04
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| Erreurs dans la position
du patient |
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Epaules
L'erreur
la plus fréquente : ne pas respecter la bonne inclinaison
Mains
-
En
cyphose : Chaque main tient l'avant-bras opposé : au dessus du poignet,
au dessus de la partie moyenne de l'avant-bras ou au niveau du coude selon
la corpulence du patient, pour que l'avant-bras de l'opérateur puisse aisément
trouver place dans le creux axillaire du sujet.
L'erreur
la plus fréquente : ne pas faire tenir l'avant-bras, laissant ainsi
l'épaule supérieure du patient s'effacer, ne permettant pas un bon blocage
de l'avant-bras de l'opérateur.
Rachis
Il est par définition
en cyphose ou en lordose, mais en prenant garde que le sommet de la cyphose
ou de la lordose (point de moindre résistance sur lequel va porter la manipulation)
concerne toujours l'étage que l'on aura décidé de manipuler en fonction de
la topographie radiculaire, si elle existe, et de l'examen segmentaire tel
qu'il a été décrit par R. Maigne.
La position en
cyphose ou en lordose a été choisie en fonction des résultats du schéma en
étoile qui mentionne que cette orientation est opposée à celle qui provoque
la douleur habituelle du patient. Pour que la cyphose ou la lordose ait son
sommet au niveau de l'étage à traiter, on va réaliser la mise en tension à
la fois par traction sur le bras inférieur et sur la jambe du patient.
L'erreur
la plus fréquente : ne pas respecter la position de base et introduire
un mouvement contre indiqué par le schéma en étoile.
Bassin
Il est proche
de la verticale dans les deux cas lors de la mise en position ; il va être
mobilisé différemment lors de la manipulation proprement dite.
-
En
cyphose : il va subir une traction hélicoïdale par la poussée de l'avant-bras
inférieur du manipulateur.
-
En
lordose : il va subir un mouvement proche de la rotation pure, par la main
du manipulateur.
L'erreur
la plus fréquente : donner la poussée manipulative avant que le bassin
soit en position de déséquilibre, son axe étant encore trop proche de la verticale.
Jambe
inférieure
-
En
cyphose : elle est bien tendue, ferme, mais non rigide, le genou repose
toujours sur la table ; le pied et lui seul étant en dehors de la table
avec la pointe toujours dirigée vers le bas. La position de cette jambe
et son utilisation lors de la manipulation sont primordiales. Elle va en
effet servir d'axe autour duquel va pivoter le bassin lors du mouvement
manipulatif de : traction hélicoïdale en direction du talon (en cyphose)
et rotation vers le plan de la table (en lordose).
-
En
lordose : elle est détendue et placée de telle façon que le pied qui repose
sur la table se trouve à peu près en son milieu, un peu en arrière du plan
des épaules du patient.
L'erreur
la plus fréquente : ne pas laisser reposer le genou sur la table. Mettre
la jambe tendue lors de la mise en position et la laisser se fléchir lors du
mouvement manipulatif. Ne pas faire coïncider le sommet de la courbe donnée
au rachis avec l'étage que l'on aura décidé de traiter.
Jambe
supérieure
Elle est demi
fléchie et le pied repose habituellement dans le creux poplité de la jambe
inférieure maintenue lors de la mise en position et de la mise en tension
par les cuisses jointes de l'opérateur qui, tandis qu'il bloque le genou de
la jambe supérieure du malade vers le plan de la table, complète la mise en
tension du rachis par la traction sur le bras inférieur.
L'erreur
la plus fréquente : la mise en position fera que le sommet de la
courbe sera défini par le résultat de l'action conjointe de traction sur le
bras inférieur et la position de la jambe supérieure du patient,chaque cas
étant particulier en fonction du schéma en étoile, de la lordose ou de la
cyphose naturelle, de l'obésité du patient…
Tête
Sur un coussin
: position de repose indifférente de confort regard soit latéral, soit vertical.
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| Erreurs dans la position
du manipulateur |
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Plan
des épaules
L'erreur
la plus fréquente : non respect de la position de départ.
Pieds
Idem. En cas
de manipulation d'un patient placé en décubitus latéral droit, le médecin
manipulateur présentera les plans de ses épaules, de son bassin et ses jambes
à 45° par rapport à celui de la table de manipulation, c'est-à-dire épaule
gauche, aile iliaque gauche et pied gauche en avant : le pied gauche pointé
vers l'épaule du patient.
Bras
antérieur
-
En
cyphose : ici gauche, soit tendu avec la main appliquée sur l'épaule supérieure
(gauche) du patient, soit coude fléchi à 90° prenant appui par l'avant-bras
dans l'aisselle. Plan des épaules du patient à -45° sur le plan de la table.
-
En
lordose : soit tendu, soit demi fléchi avec l'avant-bras dans l'aisselle
du patient. Plan des épaules du patient à -90° sur le plan de la table.
Les
erreurs les plus fréquentes :
-
Non
respect de la bonne tension du bras si technique du bras tendu choisie.
-
Mauvaise
position de l'avant-bras dans l'autre cas : appui plus costal que dans l'aisselle
(douloureux et dangereux pour les côtes).
-
Relâchement
de ce point fixe lors de l'impulsion manipulative.
Bras
postérieur
Le droit dans
notre exemple de décubitus latéral droit du patient. C'est le bras actif qui
va donner l'impulsion manipulative, par l'intermédiaire du poids du corps
de l'opérateur. l'étude de son action reste donc essentielle.
-
En
cyphose : avant-bras fléchi à environ 90° reposant par celui-ci sur l'aile
iliaque plutôt par sa face antérieure que par le bord cubital. C'est lui
qui va donner l'impulsion manipulative dirigée de haut en bas effectuant
ainsi une traction hélicoïdale sur le rachis lombaire inférieur autour de
l'axe de la jambe inférieure du patient. Cette pulsion manipulative va entraîner
une traction-rotation sur le sommet de la cyphose du patient alors que l'avant-bras
(bras supérieur) de l'opérateur maintiendra le plan des épaules du patient
dans un plan qui ne dépassera pas la verticale au moment de l'impulsion
manipulative.
-
En
lordose : main postérieure plutôt que bras postérieur. En effet, c'est la
paume de la main qui va exercer une poussée de l'aile iliaque en direction
du manipulateur de façon à déséquilibrer le plan du bassin par rapport au
plan des épaules du patient. La pulsion manipulative va entraîner une rotation
maxima au niveau du sommet de la lordose du patient.
Les
erreurs les plus fréquentes :
-
En
cyphose : le poids du corps repose essentiellement sur la jambe antérieure
(gauche ici)qui doit être légèrement fléchie, avec un appui très stable,
souple mais ferme (nécessité pour l'opérateur d'avoir de bons quadriceps).
Il va laisser tout naturellement augmenter sa flexion lors de l'impulsion
manipulative.
-
En
lordose : le poids du corps de l'opérateur est réparti de façon harmonieuse
sur les deux jambes légèrement fléchies.
Les
erreurs les plus fréquentes :
-
Mauvaise
répartition du poids du corps.
-
Jambes
trop raides, manque de souplesse et de fermeté.
-
Mauvais
contrôle du poids du corps, patient qui risque de tomber lors de l'impulsion
manipulative. Attention en cas de malade obèse et d'un opérateur de petit
gabarit.
Tronc
Orienté comme
il a été dit plus haut en cyphose à -45 ° et en lordose placé parallèlement
à l'axe de la table… Il devra surplomber le rachis du patient afin de donner
l'impulsion manipulative plus par le poids du corps que par la traction des
avant-bras.
Les erreurs
les plus fréquentes :
-
L'excès
de cyphose de l'opérateur, source de lombalgies futures pour celui-ci.
-
Le
mauvais positionnement avec relâchement de la tension des avant-bras, source
d'entorse costale pour l'opérateur lors du "laisser-tomber" manipulatif.
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