La Lettre de la SOFMMOO n°14
Janvier 2006

Lettre trimestrielle d'information et de liaison entre nos membres

Le mot d'Eric Lapeyre


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C’est à l’occasion de la récente réunion du comité scientifique de la SOFMMOO et à la suite de la lecture d’un article du monde de décembre 2005 concernant la reconnaissance du statut d’ostéopathe (non médecins) qu’un certain nombre de réflexions me sont venues à l’esprit, réflexions dont je vous fait part dans cette Lettre.

Au regard de l’évolution actuelle de la médecine et du développement de la médecine basée sur les preuves, je pense de plus en plus que l’évaluation rigoureuse de l’ensemble de nos techniques de médecine manuelle (dans leurs indications, contre-indications et efficacité) s’avère indispensable, au risque de voir notre pratique décriée et remise en question, comme c’est déjà parfois le cas.

C’est grâce à notre formation médicale et à notre rigueur scientifique qu’un tel travail d’évaluation pourra être mené. Il s’agit d’un travail colossal demandant beaucoup d’énergie et qui constitue pour nous un véritable challenge. A mon avis, seul ce travail d’évaluation correctement mené, de façon scientifique et publié dans des revues référencées de bon niveau nous permettra de nous démarquer de la pratique ostéopathique des non médecins et d’imposer ainsi une pratique et une pensée plus académique telle que celle qui est déjà enseignée dans nos facultés

Nous nous devons en 2006 (et nous le devons aussi à nos maîtres) de réaliser cette évaluation. Faire (ce que nous pratiquons depuis toujours), savoir faire (ce que nous enseignons et que nous allons évaluer) et faire savoir (au travers de la médiatisation de nos travaux) me paraît primordial. Cette entreprise ne peut être que fédérative et nécessite la participation de tous.

Dans ce cadre, la SOFMMOO et l’ensemble des facultés qui enseignent la médecine manuelle ont un rôle primordial à jouer.
Nous possédons en effet une extraordinaire outil d’évaluation permettant de réaliser des enquêtes multicentriques. La SOFMMOO fédère et centralise les études ainsi réalisées sur tout le territoire. Il nous suffit de rémunérer pour la méthodologie un statisticien et un traducteur en langue anglaise pour la publication des résultats. JY Maigne avait déjà fait cette proposition lors de notre dernière réunion. Il ne s’agit pas de remettre en question la pratique de nos anciens mais bien de la défendre et de la valider. La SOFMMOO a ce devoir moral.