| La
Lettre de la SOFMMOO n°14 Lettre
trimestrielle d'information et de liaison entre nos membres |
|
Le mot de Stéphane Guedj Membre du CA de la SOFMMOO |
|
Chers amis, Depuis de longues années, j’ai la charge de la pratique des infiltrations dans le service de médecine physique de l’Hôtel-Dieu de Paris, aussi il est important pour moi de vous alerter des évolutions qui accompagnent ce sujet. De plus en plus de praticiens sont aujourd’hui inquiétés par des actions en justice à la suite d’infiltrations compliquées d’accidents allergiques et surtout infectieux. Ces accidents sont rares, mais ils existent ! Une procédure d’asepsie rigoureuse n’élimine pas totalement tout risque. Les nouvelles dispositions datées de 2002 différencient deux situations : pour les centres hospitaliers, la responsabilité de l’établissement est automatiquement admise devant un accident iatrogène reconnu ; mais en ce qui concerne un acte libéral, la loi oblige le plaignant à apporter la preuve de la faute médicale. Celle-ci étant spécifiquement recherchée car elle implique une meilleure indemnisation pour la victime, la procédure donne lieu à une épreuve pénible pour le praticien. Aussi je vous recommande dés à présent 2 choses : 1) Procéder à une asepsie la plus rigoureuse possible : port de gants, lavage et désinfection large avec une procédure visible et comprise par le patient. 2) Et surtout de respecter le devoir d’information. C’est sur ce point que les tribunaux nous attaquent aujourd’hui. Nous devons informer nos patients du geste que nous allons réaliser, de ses bénéfices et surtout de tous les risques possibles (allergiques, infectieux…). Et ceci même pour une simple infiltration que vous pratiquez régulièrement. Surtout, il faudra apporter la preuve de cette information sur le plan pratique, au mieux par un écrit signé par le patient. Vous voyez la pratique médicale ne se simplifie pas avec le temps… Je serai amené à faire un article plus complet dans la Revue de Médecine Vertébrale. Bonne année
à tous
|
|