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La Lettre de la SOFMMOO N°11 Avril 2005 Lettre
trimestrielle d'information et de liaison entre nos membres |
L’ostéopathie viscérale et crânienne ont toujours déclenché des débats houleux tant dans le monde de la médecine manuelle orthopédique que celui de l’ostéopathie. Décider de consacrer un séminaire AFMO de formation complémentaire à cette approche est un choix réfléchi afin d’une part de démembrer certains concepts simplistes, mais surtout d’aborder la place de la peau qui est particulièrement méconnue et sous-estimée dans cette discipline.
Si l'on passe en revue les différentes théories sensées démontrer l’existence d’un lien neurophysiologique entre une technique et son résultat clinique, force est de constater que la peau a été la grande oubliée de la Médecine Manuelle. Et cet oubli se retrouve aussi dans les multiples enseignements de l'Ostéopathie depuis sa création par A.T. Still. Les bio-capteurs, dans leur haute spécificité, analysent le stimulus électif et le traduisent en signal électrique qui chemine par les voies nerveuses pour être analysé, intégré afin de générer la réponse adaptée, tant dans le domaine locomoteur que viscéral. L'étude des bases neurophysiologiques de l'acupuncture et des autres réflexothérapies représente une grande étape dans la compréhension du mode d'action des techniques manuelles ostéopathiques.
Tout au long du séminaire AFMO de Taormine consacré pour partie à l'étude de l'approche manuelle viscérale et "crânienne", la peau (et ses capteurs) sera aux premières loges, tant chez l'examinateur qui se gardera de projeter le diagnostic qu'il aimerait bien poser, que pour le patient.
Au second plan, mais omniprésente, l'innervation viscérale par les contingents efférents et afférents des systèmes ortho et para-sympathiques qui "brouillent les cartes" par leur organisation métamérique et transmétamérique. Il demeure difficile d’admettre la possibilité de mouvoir la totalité des organes intra-abdominaux par une prise manuelle externe lorsque l’on connaît le caractère fuyant conféré aux viscères par le revêtement péritonéal. Il en est de même pour les os du crâne. Si un mouvement rythmique a pu être mis en évidence au niveau céphalique, il a été montré qu’il existe sur la totalité du corps et toute prise crânienne mettra en jeu cette rythmicité non seulement celle du patient mais aussi celle du thérapeute. Ce mouvement ondulatoire semble être de nature vasculaire.
La peau est une fois de plus la première sollicitée et son rôle fondamental dans les réflexothérapies paraît être à l’origine des modifications fonctionnelles observées lors de la réalisation de ces techniques. Mais tout esprit d’ouverture se doit d’être associé à une approche raisonnée et scientifique qui repose sur quelques étapes indissociables :
Et ce, afin d’expérimenter ces techniques et les valider afin de les rendre conformes à une médecine basée sur des preuves.
Nous présenterons ces techniques dans un but d’information autant que de formation.
Dominique Bonneau