|
|
La Lettre de la SOFMMOO N°4 Juillet 2003 Lettre
trimestrielle d'information et de laison entre nos membres |
Le mot du Président
à l'Assemblée générale de la SOFMMOO,
le 13 juin 2003
La
SOFMMOO vient de tenir son Assemblée Générale annuelle.
A sa tête depuis deux ans, j'ai pu juger des points forts et des points
faibles de notre société.
Des points forts encourageants
Nos points
forts sont nombreux : nous avons pu accueillir, au cours de ces deux dernières
années, de nouveaux talents qui prennent , ou sont appelés à
prendre, un rôle actif au sein de la SOFMMOO. Notre site internet est
de plus en plus fréquenté. Il représente la vitrine de
notre société et est ce que l’on trouve de mieux en matière
de sites professionnels francophone de Médecine Manuelle. La Lettre de
la SOFMMOO, publication trimestrielle en ligne, en est à son quatrième
numéro (à paraître début juillet). Elle met en valeur
nos activités et souligne le dynamisme de notre Société.
O n peut également signaler au crédit de notre activité,
le succès de la session SOFMMOO lors du congrès de la SOFMER (société
de médecine de rééducation), la montée en puissance
de la FIMM au plan international, dont nous bénéficions en première
ligne en tant que membre fondateur et le succès, également, de
la Table Ronde des AMR sur la nécessité ou non de radiographies
systématiques avant manipulation. Ces succès ne sauraient masquer
des points faibles inquiétants.
Trop de points faibles
Au premier rang de ces
points faibles, je placerais le médiocre renouvellement de nos effectifs.
Le monde médical vieillit, des membres actifs partent à la retraite
et ne sont pas remplacés en nombre suffisant. Notre effort de recrutement
est insignifiant. Il est indispensable qu’au sein du Conseil d’Administration,
une ou deux personnes s’occupent personnellement de ce problème,
sous l’autorité du Secrétaire Général, en
contactant les divers directeurs de DIU et en obtenant auprès d’eux
la liste des nouveaux diplômés. A ces jeunes collègues,
nous enverrons les renseignements nécessaires pour connaître notre
Société. Son attrait, on peut l’espérer, fera le
reste…
Un deuxième point faible est l’absence de congrès annuel.
Nous sommes la seule société savante sans congrès, et c’est
probablement un cas unique en médecine. La meilleure solution serait
d’accoler une demie journée (le jeudi après midi ?) à
la journée du vendredi, lors des Journées de l’Hôtel-Dieu.
Cette demie journée serait consacrée à des communications
de Médecine Manuelle, et peut-être strictement centrées
sur les articulations périphériques, très demandées,
le rachis étant déjà largement traité le samedi
lors des AMR. Nous aurions ainsi, en deux jours et demi, une très belle
manifestation scientifique traitant de tous les aspects de l’appareil
locomoteur vu sous l’angle de la Médecine Manuelle et incluant
l’Assemblée Générale et la réunion du bureau
de notre société.
Le dernier point faible me semble être le caractère mal structuré
de notre organisation. Le Conseil d’Administration est censé diriger
la société, et pour cela, se réunir deux fois par an. Force
est de constater qu’il s’agit surtout d’une structure honorifique
où se retrouvent les pionniers de la Médecine Manuelle, mais pas
d’une structure dont l’activité débordante est difficile
à contenir. Je souhaite donc qu’à l’occasion de son
renouvellement partiel, nous puissions promouvoir à des postes de responsabilité
des collègues investis d’un rôle précis. J’ai
parlé d’une commission DIU. Il faudrait à ses côtés
une commission « congrès » pour préparer notre prochain
congrès. D’autres membres pourraient apporter leur aide pour la
rédaction de la Lettre de la SOFMMOO. Enfin, il faudrait que nous réfléchissions
à nos rapports futurs avec ceux que l’on appelait les « illégaux
», et qui sont maintenant tout à fait « légaux ».
Pour tout cela, l’échange d’e.mails et le site internet doivent
être mis à contribution.
Je ne voudrait pas terminer sans vous parler d’une réforme qui me tient à cœur, et qui concerne la présidence de la SOFMMOO. Je souhaiterais que nous discutions d’un changement de statuts qui ferait de la présidence (actuellement deux ans, renouvelables à deux reprises soit six ans), une présidence d’un an non renouvelable. Le président ne serait plus élu mais désigné par le CA parmi les universitaires dirigeant un DIU de MMO. Les obligations d’un tel président seraient réduites au maximum et seraient au nombre de trois : défendre la Médecine Manuelle (ou du moins être sensibilisé à son dynamisme, voire pour certains à son existence…), présenter une communication magistrale à notre congrès annuel et être présent au dîner de gala et y faire un petit discours. Les avantages d’une telle formule seraient nombreux. Plus de renouvellement, c’est plus d’activité, de nouveautés, de discussions entre nous (à qui le tour ?), de nouvelles informations à mettre en ligne (« une courte biographie de notre nouveau président »…), pour tout dire plus de dynamisme. C’est aussi l’assurance d’une communication de qualité au congrès. C’est enfin un renforcement de la vocation universitaire de notre société. La tâche du président actuel serait alors dévolue à un Secrétaire Général, aux côtés d’un Secrétaire Exécutif, postes à créer. Je ne vois pour ma part que des avantages à une telle formule. Je vous invite à me faire parvenir vos réflexions et critiques. Je souhaite que ce projet soit discuté à l’AG 2004.